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Publié le 16 mars 2010
Déjà reporté d'une semaine, l'exposé de la Ministre fédérale de l'Emploi sur l'accompagnement et le suivi des chômeurs en Commission des Affaires sociales de la Chambre ce mardi s'est révélé assez décevant en ce qu'il propose peu de choses concrètes et abouties pour améliorer l'accompagnement des demandeurs d'emploi. De très nombreuses questions demeurent tant sur les mesures elles-mêmes que sur leur validation ou non par le Conseil des Ministres, les entités fédérées et les partenaires sociaux.

C'est davantage un état d'avancement du dossier, qu'un véritable plan amélioré et renforcé d'accompagnement et de suivi des demandeurs d'emploi que la Ministre est venue nous présenter aujourd'hui, déclare Daniel Bacquelaine. Et le Président du Groupe MR de pointer une série de questions relatives à la notion de «chômeurs éloignés du marché du travail» qui se verraient dispensés de toute activation. Comment et par qui? Les travailleurs à temps partiel seraient soit dispensés de toute formule d'accompagnement ou verraient celle-ci aménagée. La question ici aussi ne semble pas tranchée. Pas davantage celle d'un éventuel raccourcissement des délais dans l'accompagnement pour faire face à la crise et offrir plus rapidement une formation adaptée. L'harmonisation des méthodes, les indispensables synergies entre les organismes régionaux du Forem ou d'Actiris avec le niveau fédéral de l'Onem ne semblent pas clairement établies, décidées. Et cetera.
La question qui se pose aujourd'hui est de savoir quand un véritable plan cohérent, coordonné et volontariste sera décidé. Les failles et carences dans l'accompagnement des demandeurs d'emploi sont connues. La crise actuelle ne fait que renforcer la nécessité de revoir le système pour en améliorer l'efficacité et assurer au chercheur d'emploi un accompagnement de qualité, insiste Daniel Bacquelaine.
En effet, l'on ne peut pérenniser davantage le système actuel qui permet que certains chômeurs soient sanctionnés en raison de problèmes dans la chaîne de transmission des informations entre les organismes régionaux et l'Onem. C'est inacceptable pour le MR. Cela pose la question de l'harmonisation des canaux de transmission de l'information en général, et des bases de données et des systèmes informatiques en particulier. Ensuite, si les chômeurs rencontrent régulièrement les agents des organismes régionaux et des organismes fédéraux, il sera possible d'axer l'évaluation sur l'implication de chaque personne dans une vraie démarche participative, c'est-à-dire dans la recherche effective d'un emploi. Mais si cette implication personnelle du chercheur d'emploi est manifestement insuffisante, une sanction doit être appliquée. Le MR rejette donc toute idée de moratoire sur le contrôle et le suivi des demandeurs d'emploi.
Pour le MR, la problématique doit être abordée de manière globale. Il convient d'avoir un plan complet dont les objectifs sont un meilleur accompagnement des demandeurs d'emploi, rapide, efficace, adapté et à l'écoute des chercheurs d'emploi. Pour le MR, cet objectif ne peut être atteint que grâce à une vraie collaboration entre les différents organismes. Un plan efficace qui permettra d'éviter les sanctions arbitraires et favorisera le retour rapide vers l'emploi. L'efficacité suppose que les organismes régionaux accompagnent dès l'entrée en chômage les demandeurs d'emploi.