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Publié le 18 mars 2010

Le Mouvement Réformateur n'a ménagé aucun effort mercredi, comme il le fait d'ailleurs depuis des années dans l'intérêt des élèves et de leurs parents, pour s'opposer au paranoïaque "décret inscriptions" de la Ministre cdH de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet.
Malgré un assaut fait de critiques objectives mené par Françoise Bertieaux, notre Chef de groupe au Parlement de la Communauté française, ce décret dont le mode d'emploi laisse pantois par son inutile complexité, a, malheureusement pour les élèves, les parents et le personnel enseignant, été approuvé par les 62 membres de la majorité PS-Ecolo-cdH, contre les 23 membres de l'opposition MR.
Dès l'ouverture des débats, le MR a exposé tout le mal qu'il pense d'un texte qui ratera son objectif de mixité sociale et a pour seule particularité de donner un sujet de satisfaction à chaque parti de la majorité de l'"Olivier".
Françoise Bertieaux a énuméré la longue liste des griefs qu'entretiennent les Réformateurs envers la troisième version d'un "décret Arena" qui avait débouché il y a près de 3 ans sur des files de parents devant quelques établissements secondaires.
"La seule bonne idée du dispositif de Marie-Dominique Simonet, c'est le formulaire unique pour les inscriptions, mais pour le reste, c'est un système de tri des élèves par un programme informatique relevant d'un Big Brother peu transparent et une majorité qui s'entête depuis trois ans à compliquer le processus d'inscription...L'article 25 du décret et son algorithme informatique incompréhensible soutiennent un système que seuls quelques intellectuels pourront comprendre," a constaté la Chef de file libérale.
Les Réformateurs s'en sont aussi pris à l'insécurité dans laquelle ont été laissés les parents, ou encore à la circulaire "illégale" envoyée récemment aux écoles, avant même que le décret soit voté au Parlement.
Caroline Persoons est revenue sur le cas des 3.000 élèves issus des écoles primaires francophones de la périphérie, ignorés par le décret, mis sur le même pied que des élèves étrangers ou ayant suivi l'enseignement néerlandophone, alors même qu'ils ont suivi des programmes de la Communauté française.
"Cela déforce la position des partis francophones en apportant de l'eau au moulin flamand, la Flandre revendiquant l'inspection pédagogique des écoles francophones des communes à facilités," a expliqué Caroline Persoons.
Willy Borsus, Vice-Président du MR, et plusieurs autres Réformateurs, s'en sont pris à la circulaire "illégale" de Marie-Dominique Simonet, envoyée aux écoles alors même que le décret n'est pas encore voté.
Jean-Paul Wahl s'est longuement penché sur le système informatique destiné à gérer les inscriptions surnuméraires, réclamant avec insistance, mais en vain, un report des débats et une "démonstration" permettant de vérifier la fiabilité du système et mis en garde contre les mauvaises surprises que pourrait réserver un programme n'ayant pas été expérimenté.
Nous vous livrons ici la réponse de la Ministre cdH tant elle est consternante, même déplacée:
"Le logiciel ne sert qu'à mettre en oeuvre nos choix: lorsqu'on subit un examen de scanner, on ne sait pas non plus comment ça fonctionne," a dit Marie-Dominique Simonet.
Didier Gosuin a, de son côté, souligné la complexité de la mission qui sera confiée à la CIRI, la Commission chargée de s'occuper du millier d'élèves qui ne seront pas inscrits dans un premier temps.
Communauté française enseignement